Après dix ans de croissance ininterrompue de l’emploi, le secteur de la pharma enregistre, pour la deuxième année consécutive, un tassement de ses effectifs. La branche prend acte de la baisse des ventes de médicaments sur tous les grands marchés matures et faute de nouveaux blockbusters réajuste progressivement ses effectifs à la baisse. Car les restructurations se poursuivent à un rythme soutenu dans les rangs de la pharma. La Vieille Europe devrait perdre des usines et des emplois au bénéfice [...]
Quelque 130 milliards de dollars de spécialités pharmaceutiques commercialisées par les big pharma vont d’ici 2012 perdre leur brevet et tomber progressivement dans l’escarcelle des génériqueurs. Si le modèle historique des blockbusters touche effectivement le fond, les sociétés du Top 10 de la pharma directement concernées par cette générication n’entendent pas pour autant rester les bras ballants sur le bord de la route.
Le développement de la production pharmaceutique en France reste conditionné à celui de la branche en général : la baisse de l’innovation et de la mise sur le marché de nouveaux produits, la générication croissante du marché lié à la perte des brevets des princeps, constribuent à une diminution à terme des fabrications de médicaments. Une diminution tendancielle qui ne sera qu’enrayée par les mesures gouvernementales du CSIS. Les sous-traitants de la pharma misent sur la possibilité de fabriquer davantage de génériques en France.


